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Interdire, un mal français ou une nécessité

L’interdiction de l’ouverture des commerces pourrait sembler un mal bien français.

En vertu de quoi faudrait-il maintenir une interdiction d’ouverture des commerces le dimanche? A contrario l’autorisation d’ouvrir librement son commerce serait-il source de progrès pour nos consommateurs et nous autres commerçants?

Mais en dehors de légitimes questions d’ordre légale, économiques et de nos choix de société, l’ouverture dominicale ne semble t’elle pas tout simplement aller dans le sens de l’histoire ? N’est-ce pas pousser par nous même en temps que consommateurs aux exigences nouvelles que ces ouvertures seront plus inévitables que dictée par le législateur ?

L’interdiction d’ouverture des commerces le dimanche pourrait relever d’une entrave à la liberté commerciale. De même l’autorisation d’ouverture serait alors une liberté nouvelle au service d’entrepreneurs ambitieux et volontaires. Ne nous y trompons pas et disons le franchement, à ce stade, l’ouverture des commerces le dimanche, serait une catastrophe sans précédent pour le commerce indépendant en France. La très large majorité des commerçants ne pourraient faire face aux coût supplémentaires générés par ce travail dominical. En aucun cas la marge supplémentaire dégagée par ce nouveau jour de vente ne viendra combler les coûts qu’il génère.

Chacun conçoit qu’une journée d’achats possible en plus, ne signifie pas que nous ayons un budget supplémentaire en tant que consommateur. Alors à moins d’imaginer que nous soyons tous stupides au point de ne savoir gérer nos dépenses, il est illusoire de tabler sur une augmentation sensible des dépenses.

Alors si cela ne profite pas aux commerçants est-ce que cela nous profiterai en temps que consommateur? Spontanément nous pourrions répondre qu’un jour supplémentaire représente une liberté et un choix possible en plus. A priori oui, mais fait-il réellement consacrer une journée supplémentaire aux achats? Et finalement cette prétendue liberté ne sera t’elle pas bridée par… le travail dominicale qui risque de nous empêcher ces mêmes achats.

Nous ne trancherons pas ici ce qui peut au final être considéré comme un choix de société. Faut-il conserver ou non de larges plages de repos en commun de manière à permettre une vie de famille dite harmonieuse. Même si nous ne trancherons pas, notons cependant que le travail dominical concerne déjà plus de 3,4 millions de salariés, soit près de 28% de la population active (source INSEE ).

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